Douleurs dorsales en cas de mauvaise posture du dos
La cause la plus fréquente des douleurs dorsales est une mauvaise posture du dos. Les mauvaises postures se retrouvent à tout âge. Comment prévenir l'inflammation des articulations au niveau du dos ? Et quel est le meilleur traitement pour les douleurs dorsales ?

Environ 1,2 million de Suisses (14 %) ont connu un épisode d'au moins une semaine de douleurs articulaires au cours de l'année écoulée. Le bas du dos et la nuque occupent ensemble la première place des douleurs articulaires les plus fréquentes, et ce devant toutes les autres articulations.
Causes fréquentes des douleurs dorsales
Une mauvaise posture est la cause la plus fréquente des douleurs dorsales, ce qui occasionne une surcharge des muscles, des articulations et des disques intervertébraux. La surcharge musculaire se traduit par des tensions et des raideurs, appelées myogéloses, également connues sous le nom de courbatures. Autrefois, on pensait que l'hyperacidification était la principale cause des courbatures. On sait aujourd'hui que les courbatures sont très souvent causées par de petites déchirures musculaires – les courbatures sont donc un signal d'alarme d'une lésion musculaire due à une surcharge ou à une mauvaise posture.
La surcharge des disques intervertébraux survient généralement lors d’une forte flexion de la tête vers l'avant. La surcharge des articulations vertébrales survient souvent quand la tête est fortement inclinée vers l'arrière. C’est surtout la flexion de la tête vers l'avant qui comporte des risques. La surcharge accrue du disque intervertébral entraîne une usure du disque, également appelée ostéochondrose.
Test pour évaluer la posture de la tête
Faites le test des quatre doigts : placez votre main en tenant l'index sous votre menton. Maintenant, inclinez la tête vers l'avant jusqu'à ce que le petit doigt touche votre sternum. Maintenant, la tête est inclinée d'environ 45 degrés vers l'avant et la pression sur les disques cervicaux a été multipliée par quatre! Cette position est désagréable à long terme pour les disques intervertébraux et pour les muscles de la nuque. Si vous gardez souvent la tête dans cette position, vous allez inévitablement souffrir de douleurs cervicales. Une inclinaison de la tête jusqu'à la position des quatre doigts ou au-delà (45° ou plus) ne devrait être adoptée que rarement.
Diagnostic
Pour diagnostiquer une mauvaise posture, il faut tout d'abord s'observer soi-même au quotidien. Pour évaluer la gravité, il est recommandé de se baser sur l'évaluation du médecin traitant. Il est le principal et premier interlocuteur pour évaluer les douleurs dorsales. Si les douleurs dorsales surviennent quotidiennement au même endroit pendant plus de six semaines ou plusieurs fois par semaine pendant trois mois, il est recommandé de consulter son médecin traitant et, en fonction de la gravité, un spécialiste de la colonne vertébrale. En cas de fortes douleurs soudaines au niveau du dos, accompagnées de douleurs dans les bras et les jambes, de paralysie ou de troubles vésico-rectaux, il convient de consulter un médecin immédiatement. Pour établir le diagnostic, il est important de disposer d'une description précise des symptômes et de procéder à un examen manuel de la colonne vertébrale. Dans de nombreux cas, il est également utile de mesurer la colonne vertébrale à l'aide de radiographies ou d'une IRM.
Principales formes thérapeutiques
En cas de douleurs dorsales, il est important de connaître d'abord le diagnostic. Ce n'est qu'à ce moment-là qu’il est possible de choisir le traitement adapté. Souvent, des thérapies sont choisies sans connaître le diagnostic, ce qui peut aggraver les symptômes. En cas de diagnostic de « mauvaise posture avec douleurs dorsales », les thérapies suivantes peuvent être utiles en fonction de la localisation et de l'intensité :
- Correction de la posture et entraînement postural dans le cadre d’une physiothérapie et d’une ostéopathie.
- Plusieurs substances naturelles peuvent favoriser la récupération/régénération des articulations, des nerfs et des muscles (par exemple : L-carnitine, glucosamine/chondroïtine, acide alpha-lipoïque/acide gamma-linolénique).
- Une infiltration (piqûre antidouleur) au niveau du point douloureux principal.
- Un traitement au plasma (thérapie par le sang autologue, plasma autologue conditionné).
- Hypnose médicale, chaleur et thérapies de relaxation.
- En cas de formes prononcées de mauvaise posture et d'usure avancée des disques intervertébraux, une intervention chirurgicale avec remplacement d'un disque peut s'avérer nécessaire.
- Les anti-inflammatoires non stéroïdiens sont recommandés comme analgésiques. Les opiacés puissants (comme l'oxycodone), présentant un fort potentiel de dépendance, doivent être absolument évités et ne sont plus recommandés.
Exemple de patient
Ueli Graf (33 ans, nom fictif) souffrait depuis plus d'un an de douleurs au niveau de la nuque avec des douleurs dans les deux épaules et dans la partie supérieure du bras gauche. Il prenait un analgésique deux fois par semaine. Un durcissement des muscles de la nuque a été constaté en cas de forte inclinaison de la tête et en travaillant. Au cours de la journée, ses douleurs ont atteint un niveau de 7 sur une échelle de 10. Des exercices de posture et de relaxation ont certes considérablement amélioré les douleurs cervicales, mais une douleur persistante subsistait dans le haut du bras gauche et au niveau de l'épaule. La radiographie a révélé une usure importante du disque intervertébral C5/6 pour son âge, avec un rétrécissement modéré au niveau du 6e nerf cervical. Une injection contre la douleur dans le 6e nerf cervical a permis de faire disparaître les douleurs dans le haut du bras gauche – mais malheureusement seulement pendant deux semaines. Dans cette situation, le spécialiste Ueli Graf a conseillé la pose d'une prothèse de disque. L'intervention chirurgicale a duré 90 minutes et le patient a pu rentrer chez lui après deux jours d'hospitalisation. Les douleurs au niveau du bras ont disparu après l'opération, les douleurs au niveau de la nuque après six semaines de physiothérapie légère. Ueli Graf continue à veiller à maintenir une colonne vertébrale droite au quotidien et, deux ans après l'opération, il a repris une activité professionnelle et ses loisirs.
Un travail d'équipe qui a fait ses preuves
La collaboration entre le patient et une équipe de soins engagée et pleine de bon sens est déterminante pour le succès du traitement des douleurs dorsales.


